Que voulez-vous faire quand c’est la journée de Nael, que tout est fermé (même le marché de Nael), que je me suis levée pas loin de midi (j’ai peut-être des heures à rattraper?) et qu’il bruine dehors? Ben, c’est ça: je suis restée tranquille. Ben, presque.
Je suis partie vers 14h pour aller faire un tour à Tours, pour voir le dernier marché de Nael qu’il me restait à voir. Comme prévu, toutes les tites cabanes étaient fermées.
J'ai quand même erré un peu autour. Parce que c'est beau, Tours. Je vous l'ai dit: p'tête ben que je m'installerais ici.Faque j’ai décidé de prendre le train. Ça, je sais que ça roule, même les jours fériés. L’an passé, j’étais partie de Maréal pour Périsse le 25 décembre… Et cette année, je reviens de France le 1er janvier. Bon, vous me direz que c’est en navion, mais les trains, c’est dans le même genre de transport obligatoire. Faque. Un bébé tour de train de rien pour aller à St-Pierre des Corps: 5 minutes. Je vous jure. La gare est à côté du IKEA et du Carrefour où je suis allée faire mes courses dimanche.
Je savais qu’il y avait un Starbucks à la gare, donc je me disais que je pourrais aller m’y assoir pour travailler un peu. Ce que j’ai fait.
Mais comme c’est Nael, le Starbucks a fermé à 17h30. J’ai repris le train en sens inverse pour 5 minutes et j’ai repris mon char pour rentrer chez moi. J'ai quand même passé un joli chiffre avec le Kangoo.
Quand je vous dis que les Français sont chialeux, c'est pas une joke. Dans le train entre St-Pierre des Corps, alors qu'on approche de la gare de Tours, le type de la SNCF nous annonce que nous débarquerons sur le quai 3, du côté gauche du train dans le sens de la marche. Comme on est trois à être dans le petit hall du train (on n'est pas entré vraiment dans le wagon où il y a les sièges, comme on débarque dans 5 minutes), on se tourne pour être face à la porte de gauche. Et, de toute évidence, l'agent de la SNCF a mêlé sa droite et sa gauche... parce qu'il nous faut plutôt descendre du côté droit du train. Moi, je m'en fous. Je fais juste faire un 180 degrés et j'attends que le train s'arrête. Un type avec moi se met à chialer: «Non, mais merde, ils savent pas distinguer leur droite et leur gauche, ces cons-là. Putain, mais quand même...» Eh boy. Prends ton gaz égal, Chose. Ça change rien à ta vie, t'es même pas encore sorti du train, pis t'a yinque à te virer sur toi-même...
Alors, devant le peu d’activité de ma journée (j’ai quand même avancé mon bilan annuel, acheté mes cartes postales et écrit les noms dessus – ma journée n’est quand même pas perdue!), je vous présente ma maison. En fait, la maison de Colinette et Jean-Jacques.
La maison est un peu à l’écart du bourg de Genillé (plus ou moins 1500 habitants), mais un petit sentier permet de couper court à la route et de rejoindre le village à pied en 15 minutes. Je ne l’ai pas essayé: il pleut ou bruine et je pars toujours avec le char pour explorer le coin.
Je me pose aussi toujours la question si j’habiterais dans la maison échangée. Celle-ci, oui. J’aime beaucoup l’étage de vie. Une petite cuisine ouverte sur la pièce principale, des bibliothèques savamment placées. Je mettrais toutefois une table plus grande et des chaises confortables! C’est le drame de ma vie, ça, trouver des chaises confortables. Ma chambre est aussi sur cet étage, avec une toilette séparée (j’adore!) de la salle de bain où il y a une immense douche italienne (j’adore aussi).
| L'entrée principale, avec mon Kangoo bleu pourde! |
| Derrière la maison (on voit le Kangoo en haut, à droite) |
| La cuisine |
| L'escalier (dans le milieu de la place) qui mène à la mezzanine |
| La pièce maitresse (j'adore!) |
| De l'autre côté de la pièce maitresse, le couloir qui mène à ma chambre avec, à gauche, la salle de bain et à droite, la toilette. |
Ajout du jeudi matin, parce qu'il fait soleil, une fois les volets ouverts:
Au deuxième, il y a deux chambres, un bureau sur la mezzanine et une toilette + salle de bain.
Au sous-sol, il y a un garage pour deux voitures, mais je n’y entre jamais la mienne. Il y a une grande pièce avec des frigos, des vélos, des armoires, la laveuse et la chesseuse. Je sais que tout le monde met sa laveuse et sa chesseuse au sous-sol, mais je ne comprends pas pourquoi. Si j’avais une maison, je mettrais ça dans le wâquinne.
Je dois m’occuper de deux chats, Tilou et Minnie. Ils vont et viennent par une chatière, avec une ouverture qui détecte les micropuces des animaux. J’aurais aussi dû m’occuper des poules, mais je pense que Colinette se disait que c’était beaucoup pour une seule personne, alors elles sont en pension chez sa tante!
Il y a un super immense terrain autour, si bien que le terrain (et la maison) est complètement au bout de la rue. Rue? Passé les trois premières maisons, ça ressemble plus à une trail qu’à une rue. Le premier soir, je n’ai pas osé descendre par là, me disant que ça n’avait pas trop d’allure… mais c’était là! Il y a tout plein d’oiseaux (mes amis photographes d’oiseaux Anne et Raynald s’amuseraient tellement ici).
Le seul problème, si jamais c’en est un, c’est que c’est à 45 minutes de Tours. Alors, si on veut sortir en ville, c’est toujours un peu long pour en revenir. Mais je commence à être habituée! Il y a 15 minutes jusqu’à Loches, une ville digne de ce nom pas ben loin. Pour quelqu’un qui fait du télétravail ou qui est à la retraite, c’est ben cool.
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