mardi 24 décembre 2024

Un des cinquante

Selon l’office de tourisme de la Loire Valley (je vous jure), il y aurait une cinquantaine de châteaux dans le val de Loire. Juste assez pour que je m’en trouve un à mon gout pour m’y installer. Vous me connaissez: je suis faite pour être riche.

Pour la période de Noël, sept d’entre eux (près de chez moi) sont décorés pour Noël, ou présentent des expositions spéciales pour les fêtes de fin d’année. Colinette m’avait envoyé les liens pour que je sache avant de partir, mais comme tous les châteaux présentent quelque chose d’intéressant, il fallait juste que je me décide. J’ai donc décidé, en cette veille de Noël, d’aller visiter Amboise dans le village du même nom, un peu à l’est de Tours, le long de la Loire.

En 1988, après la tournée du Chœur de l’UQAM (et deux prestations mémorables, pour deux raisons différentes: le Gloria de Vivaldi à la Cathédrale Notre-Dame de Paris – oui, oui – et le Requiem de Verdi au Dom Cathedral de Salzburg en Autriche), Chantal, Anne-Marie et moi, on était venues dans la Loire pour voir quelques châteaux, entre la Suisse et la Bretagne (et, éventuellement, le retour à Paris). J’avais vu, à l’époque, l’immense Chambord, Azay-le-Rideau, Chenonceau et Ussé, de mémoire de fille (mais Chantal pourrait me corriger!). C’est pourquoi j’ai décidé d’ajouter Amboise. D’autant plus que l’exposition de Noël est sur les jouets des enfants. Ça devrait être joli, malgré la température exécrable de la journée. Il a beau faire 8, il y a un petit crachin perpétuel.

Le château est une «habitation royale», en ce sens où des rois l’ont habité: Charles VIII, Louis XII et François 1er (d’ailleurs, je n’ai jamais compris pourquoi on dit François premier au lieu de François Un, comme on dit Charles Huit, ou Louis Douze… mais ça, c’est un autre combat). Le château est situé sur un promontoire (fallait ben avoir une belle vue) qui donne sur la Loire. Y'a des jardins... avec des fleurs en plein mois de décembre.

 

  

 

 








Y’a même Léonard de Vinci qui a habité le château pendant les trois dernières années de sa vie. Il avait souhaité, à sa mort, être enterré au Clos Lucé, juste à côté. Quand la patente a flambé, les archéologues croient avoir retrouvé les restes dudit Léonard et les ont mis dans un cercueil, et enterré dans la chapelle Saint-Hubert, sur les terrains du château.


En payant mon entrée, j’ai droit à un «histoPad», un iPad qui donne des informations supplémentaires quand on déambule dans les salles. Un maudit paquet de troubles, si vous voulez mon avis. Comme y’a du monde, on ne voit pas où est le symbole à scanner pour avoir l’info, pis y’a pas vraiment de place pour arrêter pour lire ce que dit la tablette, pis c’est inutilement pesant dans le cou, avec le linge d’hiver. Faque vous laisserez faire. De rien.

Après la visite, j’ai déambulé dans les rues du «vieux Amboise», bien que le «neu Amboise» a l’air vieux, luitou. À mon grand désarroi, j’ai croisé un magasin spécialisé dans le fromage. J’y suis entrée: «Bonjour monsieur. Je ne suis pas d’ici… et je voudrais avoir un ou deux fromages de la région.» Ben, bazwell, je suis ressortie de là avec trois fromages: un chèvre, un brebis et un vache, tous très bons.




Encore une fois, je suis rentrée chez moi vers 18h30. Ça va finir par être une habitude.

C’est le réveillon de Noël. Je me suis fait un souper de Noël français, les huitres en moins. Je trouve que ça manque de légumes, mon affaire. J’imagine que les Français se font une tite salade avec ça. C’était vraiment cool. 

Rillettes de Genillé, pain crouté, fromages (chèvre, vache et brebis),
foie gras, perle de vinaigre balsamique, gelée de vin blanc,
vin de Loupiac - un liquoreux exceptionnel avec du foie gras.

Mais vous savez, toute seule à Genillé, je n’ai vraiment pas le feeling de Noël. Ça tombe bien: ça me tombe un peu sur les nerres, les fêtes de Noël.

1 commentaire:

  1. Je suis un peu Mme Grinch avec Noel et tout ce qui se dit, se vend…j’hais ca… Concernant Amboise, on nous avait dit qu’il y avait un tunnel qui le reliait au Clos Lucé que le roi empruntait en cachette pour aller visiter Leonardo.. Merci pour ces souvenirs…Nicole G

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