Bon, elle était facile, celle-là.
Ça a commencé ici. C’est comme un moste. Un genre de souvenir de voyage d’Islande, là où Stéphanie et moi, on s’était ramassées pour souper en se disant que simmonac que c’était pas cher. Même affaire avec tous les autres IKEA qu’on a fréquenté en Europe: Bordeaux, Lille, Caen, Copenhague… et le tout premier, en Suède.
Ben, c’est pas cher ici non plus: 6,95 € pour 8 boulettes, de la sauce crémeuse, de la confiture d’airelles pis ben des patates pilées. Non, non, inquiétez-vous pas: j’ai demandé de la purée. Parce que des pétates pilées, y connaissent pas ça ici.
Pis après, ben, je suis allée me promener en ville. Et là, je vous annonce que j’ai eu comme un coup de cœur pour Tours. J’y étais un peu passée hier, en allant voir le non-aéroport. Mais là, j’ai trouvé à garer la Kangoo de Jean-Jacques et de Colinette dans un stationnement sous-terrain de 4 étages et je suis allée marcher.
Faut dire que j’étais stationnée sur le bord de la Loire, le fleuve qui sépare la ville en deux. Je trouve ça beau, une ville qui s'occupe de son eau. Pis j’ai trouvé que Tours avait des airs de Bordeaux. Comment voulez-vous que je n’aime pas la place, alors? Alors, toujours la même question: est-ce que je m’installerais à Tours? Je pense que oui. Bon, ils font du vin blanc autour, mais je pourrais m’y faire. Du moins, ce que j’en ai bu jusqu’à maintenant.
À peine sortie du stationnement, v’la-tu pas un Normal! Quel bonheur! C’est un genre de pharmacie (sans les peununes) à des prix défiant toute concurrence. J’y suis entrée pour acheter de la crème à corps, et j’en suis ressorti avec du tsours de bras pis des surligneurs.
J’ai aussi trouvé un Starbucks où, chose étonnante, il y avait plein de tasses «we are here» que collectionne Marie-Ève, mon ostéopathe. C’est fou comme je n’avais que quelques pas de faits et j’avais trouvé tout ce que je cherchais. Faque je me suis mise à errer.
J’ai marché tout au long de la rue Nationale, remplie de monde qui achetait leurs derniers cadeaux de Noël. Ladite rue Nationale est piétonne et tramwéisée. Pas de vélo, pas de trottinette. Juste des piétons et des tramways. La paix. Faque j’ai marché sous le un peu de soleil et pas mal de nuages et 6 petits degrés. Au bout, à Jean-Jaurès, il y a tout plein de cafés, de bars, de restaurants… mais je n’avais pas faim. J’ai trouvé ça beau pareil.
J’ai décidé de prendre le tramway pour revenir sur mes pas. En fait, pour les dépasser. Le tramway traverse la Loire pour monter de l’autre côté, dans Tours-Nord. Faque, pour trouver ça drôle, je suis descendue à l’arrêt Trois-Rivières. Et j’ai repris le tramway dans l’autre sens.
Je suis descendue à Place Choiseul, du côté nord de la Loire. Et j’ai traversé à pied le magnifique pont Wilson, appelé aussi Pont de Pierre (tiens donc, non seulement les deux ponts se ressemblent, mais ils portent aussi le même nom… Tours et Bordeaux, que je dis!)
Le marché de Noël de Tours est sur trois sites: j’ai vu celui de la place de la Résistance, près de la rue Nationale, et là, celui de la place Anatole-France, le long de la Loire. Le premier est le lieu des artisans qui vendent des boucles d’oreilles, colliers, savons et autres cossins dont je n’ai pas besoin. Ce deuxième est un marché de bouffe. J’étais un peu trop tôt pour souper… alors j’ai pris une crêpe banane-chocolat comme dessert de mon diner.
À côté du marché de Noël, il y avait une patinoire. J'ai trouvé que c'était une bonne idée... ça fite avec Noël, jusqu'à ce que je vois que c'est une pas-tinoire pour des patins à roues alignées. Ben coudon. J’ai continué à errer un peu jusqu’à ce que je décide de revenir dans ma campagne. J’ai quand même 45 minutes de route à faire… (comme si ça me dérangeait!?)
Mais j’ai quand même pensé à me rapporter de la tartiflette pour souper!
De la tartelette! Tu me donnes une idée, je vais faire ça cette semaine. Ça va me rappeler mes vacances en France avec mes amis.
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